Le mal du pays.



J'ai le mal du pays. D'un pays avec lequel j'ai vécu une histoire d'amour et de haine intense. Un pays que j'ai eu du mal a accepté. Parce qu'il m'arrachait à mes proches, à mon amoureux, surtout. Parce qu'il n'était pas franchement compatissant avec moi et me forçait à parler une autre langue que la mienne. Un pays que j'ai voulu quitter si souvent les premiers temps, qui m'a mise à l'épreuve et m'a fait grandir, murir, si vite, que j'ai encore du mal à y croire. Un pays qui m'a fait découvrir ses merveilles, sa culture si similaire et pourtant différente de la nôtre. Un pays qui m'a ouvert ses portes et que j'ai fini par adoré. Un pays bruyant, vivant, qui m'a fait acheter des bouchons d'oreilles, qui m'a vue sourire, si souvent, rire, beaucoup, m'épanouir, tout le temps.

 J'ai le coeur lourd du manque. 



J'ai le mal de l'Italie. C'est étrange, quand on y pense. Je n'ai pas eu le mal de la France, en partant. J'ai eu le mal de mon lit confortable, de ma famille, de mes petites habitudes et de mon amoureux, surtout. Et puis, en rentrant, j'ai eu le mal de l'Italie. De ses rues toutes perpendiculaires, de ses habitants accueillants mais bruyants, de ses villes toutes plus jolies les unes que les autres, toutes très différentes, aussi. De cette langue si belle que j'ai eu la chance de pratiquer. Et puis, de cette famille qui m'a accueillie comme l'un de leurs enfants. Qui m'a fait partager son quotidien plus ou moins rigolo. Qui m'a emmenée en vacances et à la messe le dimanche.


J'ai le mal de l'Italie.



Alors, mon retour s'est fait sans encombres. Je n'ai pas pleuré. J'ai eu le coeur gros, très gros sur le quais de la gare tandis que ma maman italienne et ses garçons m'embrassaient, tandis que mon papa italien me portait mes valises jusque dans le train et me demandait avec beaucoup de tendresse si je n'avais pas oublié le sandwich qu'il m'avait acheté la veille. J'ai été heureuse de retrouver mes parents, ma maison, mes chats. J'ai passé un été merveilleux à base de retrouvailles avec les amis, de fêtes, d'alcool (l'abus est dangereux pour la santé, hein, bref), de Décathlon (faut bien bosser, un peu), de sorties, de mal bouffe, de kilos qui s'installent. Mais je n'ai jamais cessé de penser à l'Italie. Pas un jour sans qu'elle ne sorte du coin de ma tête, emplisse toutes mes pensées et que je sente mon coeur lourd du manque qui m'habite.


NB :
La photo clichée est mienne et me rappelle à quel point les pizze italiennes sont un délices et combien la mozzarella stracciatella me manque.

2 commentaires

  1. Coucou,
    Ton article est vraiment très beau! Quel cri de cœur et d'amour pour l'Italie. J'aimerai tellement y aller, ne serait-ce qu'une fois, car c'est mon rêve de découvrir ce magnifique pays et sa culture. J'adorerai savoir parler italien...
    Je te souhaite un bon retour en France et plein de courage. J'espère que tu te sentiras mieux.
    Belle journée et plein de bisous pailletés. :*

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  2. Coraggio... sono cose che succedono, soprattutto dopo aver vissuto per tanti mesi in un posto :)
    Ma potrai andarli a trovare più tardi comunque, sono sicura che a loro farà piacere di rivederti :)

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